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La Fed attentive à tout impact de l'affaire Khashoggi sur le pétrole

Lundi 22 Octobre 2018 - PAR

 

MACON, Géorgie (Reuters) - Les responsables de la Réserve fédérale américaine surveillent l’évolution de l’affaire de la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en prenant en compte la possibilité que des sanctions contre l’Arabie saoudite perturbent les marchés pétroliers, a déclaré vendredi Raphael Bostic, le président de la Fed d’Atlanta.

Interrogés, lors d’un déjeuner public, sur les risques entourant les perspectives de l’économie américaine, il a évoqué les risques géopolitiques dans leur ensemble, les discussions sur le Brexit et “le problème saoudien et la question de savoir si ce qui est arrivé à ce journaliste conduira à des sanctions qui pourraient avoir un impact sur les marchés pétroliers”.

Ses propos, les premiers d’un responsable de la Fed sur le sujet, confirment que ce qui était initialement une crise diplomatique entre l’Arabie saoudite et la Turquie avant de devenir un incident d’ampleur international est aujourd’hui susceptible de déclencher des turbulences sur les marchés financiers.

Jamal Khashoggi a disparu après être entré le 2 octobre dans le consulat saoudien d’Istanbul, où il était censé retirer des documents nécessaires à son mariage. Les autorités turques ont conclu qu’il avait été tué dans le bâtiment, ce que nie l’Arabie saoudite.

Pour Raphael Bostic, l’évolution du dossier et ses éventuelles retombées sur les marchés dépendront des conclusions auxquelles parviendront les Etats-Unis et d’autres pays sur la responsabilité du royaume saoudien dans la disparition de Jamal Khashoggi et les mesures qu’ils prendront s’ils concluent à un meurtre commandité par Ryad.

“Nous ne savons ce qui va se passer”, a-t-il reconnu, “mais ce que nous allons faire, c’est surveiller la situation économique et son évolution d’aussi près que possible”.

Il a par ailleurs jugé faibles les risques d’une dégradation de la situation économique aux Etats-Unis, avec un chômage très faible et une inflation revenue à l’objectif de 2% de la Fed.

“Dans quelle mesure pouvons nous faire en sorte que cela se poursuive ? Toutes les discussions que j’ai suggèrent que la réponse est qu’il n’y aucun gros nuage noir à l’horizon”, a-t-il dit.

Raphael Bostic ne s’est pas exprimé directement sur la politique monétaire de la Fed vendredi. Il s’est récemment dit ouvert à la possibilité d’une nouvelle hausse de taux en décembre en fonction de l’évolution de la conjoncture.

 

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