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Le S&P-500 signe son meilleur mois depuis 2015

Vendredi 01 Fevrier 2019 - PAR

(Reuters) - Le S&P-500 de la Bourse de New York a bouclé jeudi sa meilleure performance mensuelle depuis octobre 2015 grâce notamment aux résultats bien accueillis de Facebook, qui ont également profité au Nasdaq et ont permis de prolonger l’optimisme né du discours accommodant tenu la veille par la Réserve fédérale.

Le Dow Jones a en revanche fini très légèrement dans le rouge, la faute à un plongeon spectaculaire de DowDuPont, dont le chiffre d’affaires trimestriel a déçu.

Le Dow a cédé 15,19 points, soit 0,06%, à 24.999,67.

Le S&P-500, plus large, a progressé de 23,05 points (0,86%) à 2.704,10.

Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 98,66 points (1,37%) à 7.281,74.

Sur le mois, le S&P-500 a gagné 7,87%, sa plus forte progression mensuelle depuis octobre 2015 (+8,30%) et son meilleur mois de janvier depuis 1987.

Rassurés par la promesse de la Fed de faire preuve de patience avant de poursuivre le relèvement de ses taux et par une série de résultats d’entreprises positifs, les investisseurs espèrent maintenant un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine.

Donald Trump, qui a reçu jeudi le vice-Premier ministre chinois Liu He pour la conclusion des discussions à la Maison blanche, a fait part de son optimisme mais a souligné qu’aucun accord définitif ne devrait être conclu avant sa rencontre, dans un proche avenir, avec le président chinois Xi Jinping.

VALEURS

Facebook a bondi de 10,82%, sa meilleure séance depuis janvier 2016, après avoir fait état d’un bénéfice trimestriel largement au-dessus des estimations, rassurant les investisseurs sur l’impact de l’augmentation des dépenses.

Dans son sillage, Twitter a pris 3,66% et Snap 1,75%.

L’une des plus fortes progressions du S&P-500 est pour General Electric qui a gagné 11,43% après avoir renoué avec un léger bénéfice au quatrième trimestre.

La plus forte baisse du Dow Jones est pour le géant de la chimie DowDuPont qui a chuté de 9,23% après avoir publié un chiffre d’affaires trimestriel inférieur aux attentes des analystes.

Egalement dans le rouge, Microsoft a reculé de 1,83%, les investisseurs sanctionnant le ralentissement de la croissance de sa division d’informatique dématérialisée (“cloud”) Azure malgré des résultats trimestriels globalement conformes aux attentes.

Amazon perd pour sa part 2,5% dans les transactions après la clôture à la suite de la publication d’une prévision de chiffre d’affaires au premier trimestre inférieure aux attentes des analystes.

LES INDICATEURS DU JOUR

Du côté de la conjoncture, Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont augmenté plus qu’attendu lors de la semaine au 26 janvier pour atteindre leur plus haut niveau depuis septembre 2017.

Dans l’immobilier, les ventes de logement neufs ont fortement augmenté en novembre après leur chute du mois précédent, montrent les statistiques publiées par le département du Commerce.

La croissance de l’activité dans la région de Chicago a en revanche fortement ralenti en janvier, indique l’enquête mensuelle auprès des directeurs d’achats (PMI).

LA SÉANCE EN EUROPE

Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé, des indicateurs et des résultats décevants ayant pesé sur la progression des indices.

Le CAC 40 parisien a terminé en hausse de 0,36% et le Footsie britannique a gagné 0,39% mais le Dax allemand a cédé 0,08%.

Sur l’ensemble du mois de janvier, l’indice large européen Stoxx 600 a gagné 6,23%, sa meilleure performance depuis octobre 2015, et le CAC 40 a pris 5,54%.

TAUX

Les rendements obligataires américains ont prolongé le net repli amorcé la veille après les annonces de la Fed. Le 10 ans perd six points de base à 2,635%, au plus bas depuis quatre semaines. Le deux ans, qui reflète les anticipations de hausse de taux, retombe à 2,466%.

Le marché obligataire en Europe a suivi la même trajectoire, affaibli par les chiffres décevants de la croissance économique en zone euro. Le 10 allemand est tombé à un plus bas de quatre semaines, à 0,161%.

Le rendement à 10 ans italien est tombé à un creux de six mois à 2,566%.. L’économie du pays s’est contractée pour le deuxième trimestre d’affilée sur les trois derniers mois de l’an dernier.

CHANGES

En hausse face au dollar pendant la majeure partie de la journée, l’euro a cédé du terrain après le discours de Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, estimant que le passage à vide que traverse l’économie allemande serait plus marqué et plus long qu’estimé initialement et que l’inflation dans la zone euro devrait être plus faible qu’attendu cette année.

La monnaie unique est retombée sous 1,1440 dollar contre un pic à 1,1515 en début de journée.

Dans le même temps, le dollar, qui subissait l’impact du discours accommodant de la Fed, s’est retourné à la hausse face à un panier de devises de référence.

PÉTROLE

Les cours du pétrole ont terminé en ordre dispersé, tiraillés entre l’annonce d’une hausse de la production de brut aux Etats-Unis en novembre et celle d’une baisse de l’offre de l’Opep en janvier.

Le contrat mars sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a cédé 44 cents, soit 0,81%, à 53,79 dollars le baril.

Le Brent de même échéance a progressé pour sa part de 24 cents (0,39%) à 61,89 dollars.

A SUIVRE VENDREDI :

La journée de vendredi sera riche en indicateurs avec notamment les enquêtes PMI sur l’activité manufacturière dans les économies de la zone euro au mois de janvier et le rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis.

Le programme est chargé également du côté des résultats, en Europe, avec notamment Deutsche Bank et ThyssenKrupp, comme aux Etats-Unis (Chevron, Exxon Mobil et Merck & Co).

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