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Placements : Les fonds diversifiés sont actuellement indiqués

Lundi 11 Juin 2018 - PAR bourse news

Alors que le marché actions multiplie les signaux de faiblesse, le marché des taux, lui, continue d'offrir des rendements bas malgré un sursaut en début d'année avec la flexibilité du dirham. Ce contexte est propice aux OPCVM diversifiés capables d'offrir de la rentabilité dans ce contexte incertain. 

C'est du moins ce que préconisent les équipes d'Oaklins Atlas Capital dans une interview à Finances News :  Auprès de la banque d'affaires, on indique que "l’incertitude qui prévaut sur le marché boursier plaiderait pour une possible volatilité des cours qui pourrait intéresser les investisseurs les moins averses au risque, alors que les rendements de dividendes restent attrayants pour certaines valeurs. Cependant, pour les investisseurs les plus averses, les placements au sein de titres à maturité 5 ans et 10 ans restent conseillés. Ceci faisant, les OPCVM diversifiés semblent convenir à ce contexte de marché". 

Les OPCVM diversifiés connaissent au premier juin l'évolution la plus importante de l'actif net de toute l'industrie de la gestion d'actifs (+10,11% depuis le début de l'année). Leur performance moyenne est de 0,52%, mieux que l'action (-0,23%) et moins bien que les fonds de taux. 

Sur le seul marché actions, ils préconisent de se concentrer sur les valeurs défensives. "Au vu du climat actuel du marché actions, les valeurs à privilégier restent celles appartenant aux secteurs défensifs et notamment ceux offrant un fort dividende potentiel, sachant que les investisseurs se doivent de conserver une vision à long terme quant aux rendements espérés", expliquent-ils dans les colonnes de l'hebdomadaire.  

Des explications sur la baisse du marché actions

Questionné sur les raisons de la baisse du Masi, Oaklins Atlas Capital explique que cela semble s’expliquer par la jonction de trois événements : le premier, conséquence des inquiétudes liées au changement des normes comptables des banques et des règles prudentielles des compagnies d’assurances, le second lié aux mauvaises réalisations des immobilières, tandis que le dernier semble découler de l’impact de la campagne de boycott sur l’économie réelle, et notamment sur les réalisations des sociétés directement visées. "Alors qu’à fin mars, le niveau globalement convenable des réalisations annuelles des sociétés cotées devait confirmer la reprise initiée en début d’année, l’annonce de l’entrée en vigueur des nouvelles normes comptables, IFRS III pour les banques, et des règles prudentielles, Solvency II, pour les compagnies d’assurances, est venu souffler un vent d’inquiétude sur un marché encore fragile. En effet, tandis que l’adoption des normes IFRS III par les banques ferait craindre un impact sur les résultats dû aux provisionnements de tous types de créances, même saines; Solvency II contraindrait les compagnies d’assurances à réduire leurs expositions au marché actions", lit-on dans l'interview.

S’agissant des réalisations du secteur immobilier, Oaklins Atlas Capital rappelle que les trois promoteurs cotés ont publié "des réalisations annuelles jugées décevantes par les investisseurs de la place, ce qui a semé le doute auprès des intervenants du marché quant à une éventuelle reprise". Et d'ajouter que le secteur étant considéré historiquement comme l’un des catalyseurs du marché boursier, ses mauvaises réalisations ont de fait soulevé des craintes quant aux impacts éventuels sur les réalisations des secteurs adjacents.

Enfin, l’impact psychologique de la campagne de boycott aurait soulevé des craintes chez les différents acteurs économiques qui seraient devenus plus frileux, ce qui expliquerait la contre-performance de -5% du MASI sur le seul mois de mai.

Enfin, pour Oaklins Atlas Capital, "le manque de perspectives et l’absence de catalyseurs, alors que les investisseurs restent dans l’expectative d’un nouveau modèle de développement, pourraient plonger le marché boursier dans la même atonie que celle vécue lors des années précédentes".

 

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