Dimanche 01 Novembre 2020

La BCE aurait préféré moins de confinement en Europe

La BCE aurait préféré moins de confinement en Europe

(Reuters) - Les gouvernements européens doivent être aussi sélectifs que possible en matière de confinement pour limiter les dégâts économiques, tout en augmentant la dépense publique afin de soutenir les entreprises et les ménages, ont déclaré vendredi plusieurs responsables de la Banque centrale européenne (BCE).

 

Plusieurs pays de la zone euro, dont l’Allemagne, la France et l’Irlande, ont mis en place ces derniers jours de nouvelles mesures de confinement ou de restriction de circulation pour lutter contre la propagation du coronavirus, au risque d’affaiblir encore le secteur clé des services, déjà mis à mal par la récession du printemps.

“Nous devons essayer de vaincre le virus sans fermer totalement l’économie parce que les conséquence en terme d’activité économique sont très, très graves”, a dit le vice-président de la BCE, Luis de Guindos.

La BCE a clairement laissé entendre jeudi, à l’issue de sa réunion de politique monétaire, qu’elle se préparait à annoncer de nouvelles mesures de soutien en décembre, le retour du confinement faisant craindre une rechute en récession de la zone euro.

 

 

Mais ses responsables continuent d’appeler les gouvernements à faire toute leur part du travail de relance en expliquant que la politique monétaire ne peut pas tout.

“Nous devons prendre en compte la probable nécessité d’une augmentation du soutien budgétaire dans les circonstances actuelles, car il n’appartient pas à la politique monétaire de faire de la chirurgie en amenant le crédit aux entreprises à l’échelon individuel”, a dit Yves Mersch, l’un des membres du directoire de la BCE.

“C’est une mission budgétaire et nous avons encouragé le volet budgétaire à amplifier son intervention.”

Si la plupart des gouvernements de la zone euro ont mis en place des mécanismes de garanties de prêt afin de maintenir à flot autant d’entreprises que possibles, les niveaux d’endettement ont fortement augmenté et certains pays envisagent aujourd’hui davantage de sélection dans l’attribution des aides publiques.

Mais cette prudence pourrait conduire les banques à se faire elles aussi plus sélectives en matière d’octroi de prêts, au risque d’assécher le crédit malgré les liquidités surabondantes mises à leur disposition.

“Il est très important que les mesures de soutien budgétaire soient adaptées au rythme de la reprise économique, a dit Luis de Guindos. “Nous ne voulons pas arriver à une situation dans laquelle nous réduirions rapidement les soutiens parce que cela pourrait provoquer une chute encore plus forte.”

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