Mardi 22 Mars 2016

Croissance et inflation : Bank Al-Maghrib séattend à une année difficile

Croissance et inflation : Bank Al-Maghrib séattend à une année difficile

 

Si Bank Al-Maghrib a abaissé son taux directeur à 2,25%, c'est peut-être à cause des prévisions d'inflation et de croissance pour l'année 2016 qui viennent d'être revues à la baisse. Une conférence de presse qui démarre à 15h30 au siège de la banque centrale permettra d'en savoir plus. 

"Après un taux de 1,6% pour l'année 2016, le taux d'inflation en glissement annuel est revenu à 0,5% pendant les deux premiers mois de l'année". C'est ce que relève le Conseil de Bank Al-Maghrib qui note "une tendance baissière de l'inflation observée ces derniers mois". La banque centrale a même revue à la baisse ses prévisions d'inflation pour l'année 2016 et s'attend désormais à une hausse des prix ne dépassant pas les 0,5% sur l'année 2016. Elle explique cela par la faiblesse de la demande intérieure et de l'inflation dans la zone Euro. Un chiffre extrêmement faible qui ne permet pas une véritable relance de la croissance. C'est un chiffre qui est même en dessous des objectifs de stabilité des prix fixés par la banque centrale et qui nécessitent une inflation de 2%. C'est peut-être pour cette raison que BAM a décidé de réduire sont taux directeur. 

Quant à l'année 2017, la banque centrale s'attend à un retour de la hausse des prix et anticipe pour l'instant une inflation de 1,5% pour l'année prochaine à cause de la hausse du prix du carburant. 
 
Revue à la baisse des prévisions de croissance 

En termes de perspectives, BAM a revu sa prévision de la croissance pour 2016 à la baisse à 1% suite essentiellement à l’ajustement, sur la base des données climatiques et de la situation de la végétation à fin février, de l’hypothèse relative à la production céréalière de 70 millions à 38 millions de quintaux. La valeur ajoutée agricole devrait ainsi se contracter de 13,8% et le PIB non agricole continuerait à évoluer à un rythme limité de 2,9%. En 2017, sous l’hypothèse d’une année agricole moyenne, la croissance s’accélérerait à 3,9%, avec des hausses de 10,8% de la valeur ajoutée agricole et de 3,1% du PIB non agricole.
 
En plus de la faible inflation qui n'est pas en ligne avec l'objectif de stabilité des prix et de la prévision de croissance de 1% seulement pour l'année 2016, la Banque centrale doit également faire face au ralentissement du crédit. Autant de raisons qui expliquent pourquoi le taux directeur a été abaissé. 
 
Pour rappel, le communiqué de la banque centrale explique que "tenant compte de la prévision centrale d'inflation, du faible rythme de la croissance non agricole, de la poursuite de l'atténuation du déficit budgétaire, et du renforcement des réserves de changes, le Conseil a décidé de réduire le taux directeur de 25 points de base à 2,25% afin de soutenir l'activité économique. C'est son plus bas niveau historique ! 

 

 

 

 

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